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Église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux

Informations générales

Début des travaux: 1685
Achèvement: 1690
Etat: en service

Type de construction

Fonction / utilisation: Église

Situation de l'ouvrage

Lieu: , , ,
Adresse: 12, rue des Blancs Manteaux / 53, rue des Francs-Bourgeois
Coordonnées: 48° 51' 32.24" N    2° 21' 27.93" E
Montrer les coordonnées sur une carte

Informations techniques

Pour l'instant aucune donnée technique est disponible.

Chronologie

831
- 1878

L'abbé Garenne va entreprendre de compléter la façade de l'église laissée dans son état provisoire depuis 1695.

1258

Saint Louis, le roi Louis IX, appui l'installation des Servites de Marie, un ordre mendiant fondé à Marseille quelques années plus tôt, à deux pas de la porte Barbette de l'enceinte de Philippe Auguste.
L'église Notre-Dame est commencée peu après.
Les Servites de Marie portaient un manteau de laine blanche, d'où le nom qui leur avait été donné par les Parisiens.

ca. 1260

Début de la construction de l'église.

1274

L'ordre des Servites de Marie est supprimé à la suite d'un Concile tenu à Lyon.
Il est remplacé par celui des Guillemites habillés de noir. Cependant le nom de Blancs-Manteaux sera conservé.
Le monastère des Blancs-Manteaux va se construire contre l'enceinte de Philippe Auguste, intra muros.

août 1344

Les moines obtiennent le droit de percer une ouverture dans l'enceinte de Philippe Auguste pour leur permettre d'accéder aux jardins situés à l'extérieur, au-delà de la porte Barbette.
La guerre de Cent Ans va ruiner les constructions situées au-delà des portes de Paris.

30 novembre 1397

L'église est consacrée par Jean de Gonesse, provincial des Guillemites, assisté de quatre évêques.

23 novembre 1407

Louis d'Orléans, frère du roi Charles VI [1368-roi en 1380-1422], est assassiné à la tombée de la nuit près de la porte Barbette. Cette porte ne jouait plus aucun rôle militaire depuis la construction de l'enceinte de Charles V, vers 1360. Elle était ouverte en permanence et sans corps de garde.
La reine Isabeau de Bavière avait installé une retraite discrète à l'hôtel Barbette à partir de 1401. Pendant les périodes de folie de son mari, elle pouvait y donner libre cours à ses aventures galantes, dont avec son beau-frère, le duc d'Orléans, qui avait le même âge.
Ce soir-là, Louis d'Orléans s'était rendu au chevet de la reine Isabeau, à l'hôtel Barbette, qui venait d'accoucher de son douzième enfant, mort-né. Un écuyer du roi l'informe que Charles VI le demande à l'hôtel Saint-Pol. Le duc part alors accompagné par trois porteurs de torches et deux pages. Entre la porte Barbette et l'hôtel du maréchal de Rieux, il est assailli par 18 estafiers qui se jettent sur lui et lui fendent le crâne. Ils se réfugient à l'hôtel de Bourgogne.
Le corps de Louis d'Orléans est porté à la chapelle des Blancs-Manteaux.
Le 25 novembre, le duc de Bourgogne Jean sans Peur [1371-1419], son cousin, avoue être le commanditaire du meurtre, prend la fuite de Paris et se réfugie en Bourgogne. Ce meutre va voir le début d'une guerre civile de 28 ans entre Bourguignons et Armagnacs. Jean sans Peur est assassiné sur le pont de Montereau par un partisan du dauphin Charles en 1419.
La reine Isabeau va se rallier aux Bouguignons et, pendant la folie du roi Charles VI, va signer en 1420 le traité de Troyes qui déshérite le dauphin son fils, le futur Charles VII [1403-roi en 1422-1461], et fait du roi d'Angleterre Henri V [1387-roi d'Angleterre en 1413-1422], le régent du royaume de France et l'héritier de Charles VI. Paris est occupée par les Anglais.
En 1431, Henri VI [1421-roi d'Angleterre en 1422-1471], roi d'Angleterre depuis 1422, est couronné roi de France à Notre-Dame de Paris. En 1429, Charles VII avait été couronné roi de France à Reims grâce au soutien de Jeanne d'Arc. La France a alors deux rois.
En 1435, Charles VII signe avec le duc de Bourgogne Philippe le Bon [1396-1467], fils de Jean sans Peur, le traité d'Arras. Paris est libérée des Anglais.

1610

A cette date le monastère n'abrite que 3 moines et 6 novices. Le prieur Jean Gohier, souhaitant se conformer aux recommandations du concile de Trente, se rapproche des Bénédictins de Saint-Faron, dans le diocèse de Meaux.
Les Guillemites appilquant la règle de saint Benoît, le dialogue est fructueux. Il est soutenu par Henri de Gondi, évêque de Paris.

1618

Le prieuré des Blancs-Manteaux adhère à la congrégation bénédictine de Saint-Vanne qui prend peu après le nom de congrégation de Saint-Maur.
Ces années voient le développement de plusieurs établissements religieux dans le Marais.

après 1670

L'administration royale abandonne l'enceinte de Philippe Auguste. Cela va permettre aux Blancs-Manteaux de développer un prieuré vieux de trois siècles.
Un plan de 1674 montre la disposition du prieuré à cette date.
Le prieur Dom Antoine de Machy, avec l'architecte Charles Duval, fait alors les plans du nouveau monastère.

1685
- 1690

Construction de l'église.
Mais les fonds viennent à manquer ce qui va amputer l'église d'une travée au sud et la priver de sa façade. Le monastère n'est pas terminé confomément aux plans.

26 avril 1685

Pose de la première pierre du monastère par le chancelier Michel Le Tellier et son épouse, Elisabeth Turpin. Les Le Tellier apportèrent leur concours financier.
Le nouveau plan prévoit un monastère construit à l'intérieur d'un quadrilatère compris entre les rues des Francs-Bourgeois (ancienne rue de Paradis) et des Blancs-Manteaux. L'église est située à l'ouest, entre les deux rues.

3 août 1705

La rue des Blancs-Manteaux est frappée d'alignement.
Le manque d'argent et cette obligation amputant le terrain disponible va conduire à l'abandon de la construction de la troisième aile du monastère qui devait abriter la bibliothèque.

1725

L'architecte Charles Duval réclame au couvent la somme de 9256 livres qui lui est due pour ses travaux. Elle a été convertie en rentes pour avoir «basti notre église et... fait plusieurs ouvrages et bastiments notamment celui de la fontaine».
Cette fontaine avit été construite à la place d'un regard servant à surveiller les conduites d'eau alimentées par l'aqueduc de Belleville. Charles Duval avait construit la fontaine sur les dessins de Jean Beausire, maître des ouvrages de la Ville de Paris.

1789

L'église n'est toujours pas terminée au début de la Révolution.

courant 1790

Les moines doivent quitter le monastère. Les livres de leur bibliothèque sont dispersés.

5 février 1790

Décret ordonnant la réquisition des biens du Clergé.

15 novembre 1790

Dom Deforis quitte le monastère en demandant qu'on respecte les tombes qui s'y trouvent. Mais rapidement les ossements sont évacués et les monuments sont démontés.

1791

La municipalité transforme le monastère en caserne. Puis on imagine de percer une rue au travers, d'où l'éventration du corps de bâtiment sur la rue des Francs-Bourgeois.

3 octobre 1796

a Ville de Paris décide de vendre l'église et le couvent. Le couvent est adjugé pour la somme de 7200 livres au citoyen Antoine-René Ferneau avec la servitude d'avoir «la charge de fournir le terrain nécessaire à l'ouverture de la nouvelle rue...».

1802
- 1803

Création de la paroisse des Blancs-Manteaux. Il faut une dizaine d'année pour la rétablir dans un état correct.

1863

L'architecte Baltard construit une travée supplémentaire et reconstruit à l'extrémité la façade de l'église des Barnabites construite en 1707 et qui se trouvait sur l'île de la Cité.

26 août 1944

Une bombe allemande qui tombe à 40 mètres de l'édifice fait de nombreux morts et des dégâts importants dans le quartier.
Il a fallu plusieurs années pour restaurer l'église.

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Intervenants

Architecture

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Publications pertinentes

  • Informations
    sur cette fiche
  • Structure-ID
    20036232
  • Création
    08.04.2008
  • Modification
    30.07.2014