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François Hennebique

Informations biographiques

Nom: François Hennebique
Né(e) le 26 avril 1842 à , Pas-de-Calais (62), Hauts-de-France, France, Europe
Décédé(e) en mars 1921 à , Ile-de-France, France, Europe
Education:

Apprentis macon à Arras, indépendant à l'âge de 25

1865

Dirige la réconstruction de l'église St. Martin à Coutrai

1867 - 1887

Travaille à Bruxelles

1879

Premier usage de béton armé

1886

Suggère que les forces de tensions soient prise seulement par les armatures dans le béton

1892

Brevet sur le béton armé à Bruxelles

1894

Premier pont en béton armé à Wiggen (Suisse)

1896

Publie le journal "Béton armé"

1899

Projet pour le barrage d'Assouan

1903

Brevet de 1892 déclaré invalide, priorité est donné à celui de Joseph Monier de 1878

Ouvrages et projets

Biographie de Wikipédia

François Hennebique, né le 25 avril 1842 à Neuville-Saint-Vaast et mort le 7 mars 1921 à Paris, est un ingénieur français, auteur de brevets pour des systèmes constructifs en béton armé.

Biographie

Dans sa ville natale de Neuville-Saint-Vaast, entre Lens et Arras, on peut remarquer, au 64, rue du Canada, un médaillon en bronze portant l’inscription « François Hennebique, inventeur de la construction en béton armé, naquit ici le 25 avril 1842 ». François Benjamin Hennebique est le fils de Benjamin Hennebique, marchand colporteur et de Augustine Demarchilye.

En 1860, il devient maçon et décide peu de temps après de se mettre à son propre compte, son entreprise de construction étant d'abord vouée à la restauration des églises. Il part alors 20 ans à Bruxelles. Vers 1867, il crée sa propre entreprise de réfection de bâtiments dans la région. Vers 1873 - 1874, François Hennebique a entrevu les immenses possibilités des procédés de construction, développés par Joseph Monier, (premier dépositaire d'un brevet, le 16 juillet 1867, concernant un « Dispositif de caisses-bassins mobiles en fer et ciment applicables à l'horticulture »). C’est en 1879 qu’il coule sa première dalle de béton armé.

En 1892, il abandonne son statut d'entrepreneur et devient ingénieur consultant. Son premier brevet sur l'utilisation du béton armé est déposé le 8 août 1892, intitulé « Combinaison particulière du métal et du ciment en vue de la création de poutraisons très légères et de haute résistance ».

Il développe ensuite ses propres concepts de construction qui vont devenir le Système Hennebique : un ensemble d'étriers de renforcement (en), en fer plat de 25 à 30 mm de largeur, destinés à solidariser et à homogénéiser les masses,, qui vont constituer les précurseurs des armatures métalliques pour béton armé.

En 1893, il construit son premier immeuble en béton armé au n°1, rue Danton à Paris avec l'architecte lyonnais Édouard Arnaud, au service des Monuments et Bâtiments de France à cette époque, et y installe son entreprise avec le slogan « Plus d’incendies désastreux ».

En 1894, il construit son premier pont en béton armé, en Suisse, à Wiggen, quartier de la commune d'Escholzmatt. Il est sollicité en 1896 par Hector Guimard pour la terrasse de l'armurerie Coutolleau à Angers.

En 1895, son procédé breveté est utilisé à Chantenay près de Nantes pour le premier bâtiment de stockage de grande taille en béton armé : le Grand Moulin de la Loire "Perraud et Compagnie" dont les architectes sont Lenoir, Etève et Raoulx, les ingénieurs-constructeurs lillois E. et P. Sée et Eugène Le Brun, ingénieur local du Bureau Hennebique à Nantes.

En 1899, il conçoit et construit le premier pont en béton armé de France, le pont Camille-de-Hogues à Châtellerault.

En sa qualité d'ingénieur civil, il participe début 1901, à la Commission du ciment armé, créée par arrêté ministériel du 19 décembre 1900, à la suite de la catastrophe du 29 avril 1900, qui s'est produite à l'attraction du Grand Globe céleste, lors de l'Exposition universelle de Paris.

Afin de démontrer les possibilités exceptionnelles de son matériau, il l'emploie pour bâtir, de 1901 à 1904, une demeure à l'architecture originale, que l'on peut facilement remarquer en face du lycée Lakanal, près de la gare RER de Bourg-la-Reine. Les constructions s’enchaînent ensuite : les docks de Manchester, le tunnel de Newcastle, les stade de Lyon et de Turin, les tribunes de l'hippodrome de Longchamp, la structure, les planchers et les escaliers du Petit Palais à Paris….

Édifiée en 1907 d'après les plans de l'ingénieur Pierre Bouchet, la halle de Longages Haute-Garonne est réalisée en béton par la firme Hennebique. En cours de restauration, elle est destinée à recevoir la Bibliothèque municipale.

Le système de pont en béton armé est utilisé en Belgique, dès 1905 à Bouillon et en 1911 à Hermalle-sous-Huy.

En 1914, à la veille de la première guerre mondiale, l'entreprise Hennebicque constitue une véritable multinationale comptant 127 concessionnaires, seuls autorisés à exploiter ses brevets, répartis dans 38 pays. La firme traite 7000 dossiers par an.

Maison Hennebique

Inscrite en 1972 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques , la maison de François Hennebique, inventeur du béton armé, fut construite de 1901 à 1904 en surplomb de la ligne de Sceaux, le long de l'avenue du lycée Lakanal. Cette villa familiale possède une architecture unique, véritable vitrine des possibilités novatrices du béton armé : terrasse en encorbellement, tour-minaret de 40 mètres de hauteur faisant office de château d'eau destiné à l'arrosage par gravitation des serres et des jardins suspendus de la villa, portées importantes sans piliers, porte-à-faux, différences de niveaux et saillies illustrent à merveille la souplesse du matériau,.

Système Hennebique

François Hennebique a développé tant en France qu'à l'étranger, un réseau de nombreux « concessionnaires et agents du système Hennebique » : 290 établissements ont été ainsi établis dès 1902, répartis dans de nombreux pays : France, Belgique, Suisse, Italie, Égypte, Russie, colonies, etc. Entre 1895 et 1910, son succès international, lui a permis d'exercer presque un monopole dans le domaine de la construction en béton armé, et son procédé en vint à concurrencer le métal, dans la construction des ouvrages d'art.

Certains de ses concessionnaires ont participé au développement du procédé de construction (la Compagnie Porcheddu à Turin, Louis Gustave Mouchel (en), en Grande Bretagne, etc.).

Bétons Armés Hennebique

Après le décès de François Hennebique, le 7 mars 1921, son savoir-faire a perduré dans son bureau d'étude, les Bétons Armés Hennebique (BAH). Celui-ci conçoit :

  • la partie béton armé, du sanatorium de Guébriant, dans la commune de Passy, en Haute-Savoie, en 1931. Le projet a été mené par les architectes Pol Abraham (1891-1966) et Henry Jacques Le Même (1897-1997) pour l'Association des Villages Sanatoriums de Haute Altitude (AVSHA). Dans la définition de la structure de la chapelle du sanatorium, a été utilisée une forme intermédiaire, entre une parabole et une chaînette renversée. L'ancien sanatorium, propriété du Conseil départemental du Val-de-Marne depuis 1971, a été transformé en village de vacances, en 1973.
  • les silos, pour la brasserie coopérative de Mons-en-Barœul. Le projet a été mené par l'architecte Paul Florin, entre 1932 et 1933.

Le petit-fils de François Hennebique, Roger Flament-Hennebique (1903-1935), ingénieur de l'École Centrale de Paris, a intégré l'entreprise, d'abord en qualité de dessinateur puis il parvint, par la suite, à la direction de l'entreprise, mais il mourut dans un accident automobile, près de Hal, en Belgique, le 3 janvier 1935.

Le bureau d'étude BAH, fondé en 1894, a traité un nombre considérable de dossiers : 60 000 jusqu'en 1918, et pourtant il a disparu en 1967, après avoir traité près de 150 000 dossiers.

Revue Le Béton armé

Du 1er juin 1898 (N°1) au 1er août 1939 (N°378), a été publiée une revue technique et documentaire, des constructions en béton armé. Elle était destinée aux agents et concessionnaires du Système Hennebique, et tirée entre 3 000 et 10 000 exemplaires, et jusqu'à 21 000 exemplaires, pour la présentation du pont du Risorgimento, dans le N°165 de la revue.

Texte tiré de l'article Wikipédia "François Hennebique" et modifié le 22 juillet 2019 sous la license CC-BY-SA 3.0.

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  • Informations
    sur cette fiche
  • Person-ID
    1000016
  • Publié(e) le:
    02.01.1999
  • Modifié(e) le:
    22.07.2014