• DE
  • EN
  • FR
  • Base de données et galerie internationale d'ouvrages d'art et du génie civil

Publicité

Ville nouvelle d'Henrichemont

Informations générales

Début des travaux: 1609
Etat: en service

Type de construction

Fonction / utilisation: Ville nouvelle

Situation de l'ouvrage

km Nom
Montrer les coordonnées sur une carte

Informations techniques

Pour l'instant aucune donnée technique est disponible.

Chronologie

nuit du 23 août 1572
— 24 août 1572

Nuit de la Saint-Barthélemy.
Profitant du mariage de sa soeur avec le chef du parti protestant, le roi Henri de Navarre, le 18 août, et à la suite de la tentive d'assassinat du chef protestant, l'amiral de Coligny par un capitaine gascon le 22 août, le roi de France Charles IX prend peur de se trouver débordé par les chefs du parti catholique. Il donne l'ordre de massacrer tous les nobles protestants venus assister à la cérémonie au signal du tocsin de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois. L'amiral de Coligny est tué. Mais la populace parisienne va elle aussi participer au massacre en s'en prenant à tous les protestants de la capitale. Les ordres du roi ne pourront l'arrêter.
Maximilien de Béthune, présent à Paris avait été présenté peu auparavant par son père, François de Béthune, protestant zélé, à Henri de Navarre.
Il est alors élève à Paris et habite dans le quartier des écoles. Il ne devra sa vie sauve qu'au refuge qu'il a pu trouver au collège de Bourgogne où il suivait ses études.
Un an plus tard Henri de Navarre et Maximilien de Béthune s'enfuient de Paris pour rejoindre le prince de Condé à Senlis.

1580

Maximilien de Béthune devient chambellan ordinaire du roi de Navarre puis membre du conseil de Navarre.

août 1596

Maximilien de Béthune entre au Conseil des finances. A la mort de François d'O qui exerçait la charge de surintendant des Finances, le 24 octobre 1594, sans en avoir officiellement le titre, il a été institué le 25 novembre 1594 un nouveau règlement créant un Conseil des finances et abrogeant la charge de superintendant des finances. En dehors de Maximilien de Béthune, sont membres du Conseil des finances, Gaspard de Schomberg, le chancelier de Cheverny, Charles de Saldaigne, sieur d'Incarville, intendant et contrôleur général des finances.

juin 1597
— 7 septembre 1599

Le roi Henri IV crée l'»état et office» de grand voyer. La création de cette nouvelle charge était une atteinte aux attributions des trésoriers de France, compétents depuis 1508, en matière de voirie. Cette création avait pour but de mettre au pas les trésoriers de France constitués depuis 1577 en bureaux des finances.
Cet édit a été envoyé aussitôt au Parlement de Paris pour vérification et enregistrement.
Maximilien de Béthune est nommé Grand voyer de France.
Le Parlement de Paris se réunit sous la pression du roi le 29 décembre 1597 pour examiner l'édit. Il décida qu'il ne pouvait vérifier. Cette réaction semble être due à u e disposition de l'édit conférant au grand voyer «honneurs, auctoritez, attribution de jurisdiction, exercice d'icelle, droitz, proffictz, revenuz et esmolumens telz et semblables dont jouissent les baillifz et seneschaulx». Le Parlement de Paris semble ne pas avoir voulu faire du grand voyer un administrateur-juge regroupant en une seule main les fonctions contentieuses en matière de voirie qu'avaient les baillis et les fonctions administratives et financières des trésoriers de France décidant des travaux et prévoyant les fonds en conséquence.
En juin 1598, le roi Henri IV, de retour d'une expédition en Bretagne contre la Ligue, envoie des lettres de jussion au Parlement de Paris le 13 juillet 1598. Le 8 août, le parlement refuse de nouveau de créer la charge. 5 décembre 1598, nouvelles lettres de jussion au parlement. Le 19 mars 1599 nouveau refus du parlement. Le 15 avril 1599, nouvelle lettre de jussion du roi de «passer outre à la veridication dudict eedit sans u user d'aucune longueur, modification ou difficulté». Réponse du parlement le 10 mai 1599 que «lesdictes lettres en forme d'edict seront reformees avec la clause que ledict grand voyer ne pourroit pretendre aucune jurisdiction contentieuse et sans que en consequence ladicte creation il puisse estre faict à l'advenir aucune nouvelle creation d'officiers de levée de deniers sur les subjectz du roy pour les droicts sy aucuns sont attribuez audict estat; et celuy qui en sera pourveu exercera en personne et en son absence les officiers ordinaires ès lieu où il n'y a poinct de voyer». La cour précisant que c'était son dernier avis. Le roi aurait pu passer outre en convoquant un lit de justice. Il préféra accepter de réformer l'édit conformément aux exigences du parlement qui réclamait et obtenait la séparation des pouvoirs administratif et judiciaire dans le domaine des travaux publics. La nouvelle version de l'édit est envoyée en mai 1599. Le parlement ordonne la publication de l'édit le 6 août et il est enregistré le 7 septembre 1599. Le greffier indique devant le texte «Erection de l'estat de grand voier de France en faveur de M. de Rosny».

26 avril 1598
— et 19 décembre 1598

Les trésoriers de France voulurent remettre en vigueur un édit du roi Henri III qui révoquait les privilèges accordés aux communes par ses prédécesseurs. Cet édit n'avait pas été mis en application du temps du roi Henri III.
Henriette de Clèves, veuve de Louis de Gonzague et souveraine de Boisbelle, se plaint alors auprès du roi Henri IV du mépris des agents du roi pour des droits anciens et reconnus. Elle obtient d'Henri IV des lettres patentes en faveur des franchises de la principauté de Boisbelle.
Ces lettres sont enregistrées le 19 décembre.
En application de ces lettres patentes, les trésoriers de France donnèrent mandement au receveur des aides et tailles de Bourges pour décharger les habitants de Boisbelle des sommes auxquelles il avait prévu de les faire cotiser.

1599

Maximilien de Béthune est nommé grand maître de l'artillerie.

1599

A la suite des morts successives des conseillers des finances Gaspard de Schomberg (le 16 mars), du chancelier de Cheverny (le 30 juillet), Charles de Saldaigne (le 16 juillet), Maximilien de Béthune va prendre l'ascendant sur le Conseil des finances au point de devenir le Superintendant des finances bien qu'il n'en ait pas officiellement de titre. Cependant plusieurs arrêts du Conseil du roi ou d'autres écrits lui attribuent ce titre.

15 juillet 1602

Maximilien de Béthune achète les terres de Sully au duc de La Trémoille pour 150 000 livres, de Montrond, de Culan de La Chapelle-d'Angillon.

1 juin 1603

Déclaration du roi Henri IV donnant à Sully «pouvoir d'établir en chacune généralité de ce royaume une personne qu'il choisira suffisante et capable d'entre nos officiers résidens en icelle pour être son lieutenant en la dite charge de grand voyer, en porter le titre et la qualité, exécuter toutes nos ordonnances, règlemens et autres mandemens touchant et concernant la dite voyerie...».
Ces lieutenants devaient être nommés par commission. Ainsi le 17 novembre 1608, nommant Miles Marion en Languedoc et le 8 août 1614 pour Jean Maillard en Bourgogne.
La déclaration de 1603 permet aussi à Sully de nommer des commis qui avaient pour rôle d'exécuter les travaux.

31 août 1605

Maximilien de Béthune [1560-1641], baron de Rosny et duc de Sully, protestant et ami d'Henri IV, achète à Charles de Gonzague duc de Nevers, prince de Boisbelle, la terre et seigneurie souveraine de Boisbelle. Dans cette vente de 210 000 livres sont aussi comprises les seigneuries de La Chapelle-d'Angillon, et les châtellenies d'Orval, de Montrond, Saint-Amand et dépendances situées aux confins du Bourbonnais.
Cette acquisition va compléter de nombreuses autres faites aux alentours.
La terre de Boisbelle était un alleu, c'est-à-dire une terre libre qui ne reconnaissait pas de seigneur hormis Dieu.
Le propriétaire d'un alleu, l'alleutier, avait sa terre en pleine propriété selon le droit romain. Il était libre d'en faire ce qu'il voulait sans demander d'autorisation, à la différence d'une terre en fief ou en censive.
Boisbelle était une terre de franc-alleu noble et un alleu souverain dont le seigneur jouissait de droits régaliens et gouvernait sa terre en toute indépendance.
Les Princes faisaient les lois, rendaient justice, et battaient monnaie.
Les habitants n'étaient soumis à aucun impôt, taille, corvée ou gabelle, et n'avaient pas d'obligations militaires, ils versaient seulement une redevance à l'Eglise.
Sully va vouloir faire de cette terre pauvre et ingrate un territoire accueillant pour des marchands et des artisans profitant des avantages du franc-alleu et pouvant servir de refuge aux protestants du Berry.
Il va aussi prévoir de construire une capitale pour sa principauté souveraine. Il lui choisit un nom rappelant son amitié pour le roi Henri IV, Henrichemont.

12 février 1606

Henri IV érige la terre de Sully en duché-pairie. Malgré tous les achats de terres, leurs revenus annuels étaient de 13 300 livres. Un édit de mars 1582 du roi Henri III fixait à 24 000 livres le revenu minimal pour accéder à la première dignité du royaume de duc et pair. Mais le roi passa outre en constatant que les terres étaient "assez seigneuriales, renommées et de bon revenu pour être élevées en titre et prééminence de duché et pairie et pour en soutenir la dignité et la dépense". Le roi motivant sa décision par son désir de "faire sentir à notredit cousin le marquis de Rosny le contentement qui nous demeure de ses fidèles et laborieux services, par le moyen desquels il a bien mérité de nous et de la chose publique de notre royaume".

11 juillet 1606
— et 27 octobre 1606

Henri IV confirme par lettres patentes les franchises déjà reconnues en 1598 pour la principauté de Boisbelle.
Le procès-verbal est dressé par M. Foucault, conseiller à la cour des aides.
Ces lettres-patentes précisent:
- l'étendue de la souveraineté,
- le dégrèvement des sommes réclamées aux habitants en 1598,
- le droit de souveraine justice reconnu comme un pouvoir absolu réservé au propriétaire de la principauté de Boisbelle.

1 février 1608

Peu après, les fermiers généraux de la gabelle du roi ont fait remarquer à Sully que ces franchises donnaient lieu à des abus et qu'il fallait y mettre un terme.
Sully était devenu surintendant des finances du royaume en 1598 demanda aux habitants de Boisbelle de se soumettre à la gabelle de France.
Le 1er février 1608, les magistrats de Boisbelle passent un contrat avec l'adjudicataire des gabelles du Berry par lequel celui-ci s'oblige à livrer aux habitants de la principauté leur provision de sel au prix de cinq livres le minot.

23 septembre 1608

Henri IV accorde des lettres patentes déclarant le peuple de Boisbelle franc et libre à perpétuité.
Il ordonne aux officiers du grenier à sel de Sancerre de fournir le sel au prix de marchand.
Cependant cet accord avait pour les habitants de Boisbelle l'inconvénient de remettre en cause leur franchise de droits sur le sel.

28 décembre 1608

Sully passe un marché avec Hugues Cosnier, entrepreneur du canal de Briare, et Jonas Robelin, maître maçon de Paris pour la construction de la ville nouvelle. Le traité est dressé par Samuel Christophe, notaire à Boisbelle, et passé par-devant François Le Maréchal, sieur de Corbet, et Pierre Everard, secrétaire de la chambre du roi.
Sully donna à la ville le nom du roi, Henri-Mont, ou Henricimons, qui devint Henrichemont.
Le plan avait dû être discuté avec l'ingénieur du roi Claude Chastillon [1560-1616]. La ville devait être tracé dans un carré de 256 toises de côté. Il était prévu une église catholique, un temple protestant, un collège, une halle et une hôtellerie.
La ville était construite autour d'une place centrale carrée d'où partait 4 rues dans l'axe des côtes et 4 rues diagonales partant des coins. Les rues partant des axes des côtés divisent la ville en 4 quartiers. Au centre de chaque quartier, une placette qui communique à la place centrale par une rue diagonale.
Seize corps de logis en briques embellis à l'extérieur avec des pilastres sont prévus. Les plans ont été dressés par Salomon de Brosse qui a en outre été chargé de la direction générale des travaux.
La ville devait être entourée d'épaisses murailles protégées par des fossés larges et profonds.
Sully fait interdiction à toute personne de construire à l'intérieur de la ville avant que les constructions principales soient terminées.

17 mars 1609

Acte de substitution entre Maximilien de Béthune et son fils aîné, Maximilien II. Il transfert à son fils les charges de grand maître de l'artillerie, de surintendant des fortifications, des gouvernements de Mantes et de Jargeau dont il avait obtenu la survivance en sa faveur. Il lui donne le duché-pairie de Sully, le marquisat de Rosny et la principauté d'Henrichemont & Boisbelle avec toutes leurs dépendances en s'en réservant l'usufruit sa vie durant.
Cet acte comporte une clause précisant que cette donation reviendrait au roi ou à ses descendants si les descendants de la maison de Béthune ne respectaient pas les clauses et conditions de l'acte.

13 avril 1609

La première pierre est posée au logis de M. Descures sur la grand place à laquelle on a donné le nom de Béthune.
Les portes de la ville ont reçu les nomes de la reine et des princes: porte de la Reine, Porte Dauphine, porte d'Anjou, porte d'Orléans.
Pour construire les maisons de la ville nouvelle, Sully fait comme sur la place Royale (actuelle place des Vosges) de Paris. Il a demandé à ses amis et collaborateurs (Phelypeaux, Durfort, Schomberg, Duret de Chevry) d'édifier à leur frais les pavillons de la place et des rues. Ce même principe sera d'ailleurs repris par le cardinal de Richelieu pour construire la ville nouvelle de Richelieu.

16 novembre 1609

Un marché est passé avec deux menuisiers orléanais pour la réalisation des grandes portes cochères, les portes plus petites et les menuiseries intérieures. Le marché précise que les portes cochères doivent être "de semblable façon que ceux [sic] de la place Royale à Paris" et les croisées "de semblable façon à celles de l'Arsenac [sic]".

18 décembre 1609

Quatre serruriers, deux orléanais et deux parisiens s'engagent à fournir les ferrures des portes et des croisées pour la fin de 1612.

14 mai 1610

Le roi Henri IV est assassiné à Paris par Ravaillac.
La mort du roi, ami et appui de Sully, va entraîner un ralentissement des travaux, puis à la suite d'un long procès intenté par les entrepreneurs, l'arrêt des travaux.
A la mort du roi, seuls les pavillons de la place centrale et ceux qui longeaient les rues menant aux portes. Ni l'église, ni le temple, ni le collège n'étaient construits.
Les portes sont construites dans leur gros oeuvre mais leur décoration ne fut jamais commencée. Elles furent détruites par la suite.
Les habitations autour des places et des rues secondaires n'avaient que leurs fondations. Elles furent par la suite vendues à vil prix à des habitants à charge pour eux de construire des maisons respectant les alignements. Seules les maisons sur les petites places eurent des contraintes de respect d'une décoration.

26 janvier 1611

Maximilien de Béthune, duc de Sully, ami et principal conseiller du roi Henri IV, démissionne de sa charge de surintendant des Finances. Il se sent menacé par le comité de régence présidé par la reine mère Marie de Médicis et il est en total désaccord avec sa politique pro-espagnole de la reine-mère. Sully qui était à la tête des finances de la France et les avait rétabli, conserve son titre de gouverneur du Poitou. Il reçoit une indemnité de 300 000 livres.

5 février 1611

Un règlement du Conseil du roi Louis XIII pour le Conseil des finances, fait à la suite de la démission de Sully remise à la reine le 26 janvier, indique «que la suppression de l'estat de superintendant des finances, faite par le règlement de l'an 1594, dont aucun restablissement n'a esté fait depuis, tiendra». Ce nouveau règlement avait surtout pour but d'ignorer l'oeuvre accomplie par Sully pour rétablir les finances royales.

1612

Les travaux prévus par Sully s'arrêtent.

1614

Consécration de l'église Saint-Laurent par l'archevêque de Bourges, Mgr Frémiot, le jour de la Saint-Laurent.

1616

Maximilien de Béthune abandonne toutes ses fonctions.
La même année, il refuse l'union entre le parti du prince de Condé à celui des Protestants et soutient la cause du roi Louis XIII. Le prince de Condé est arrêté par ordre du roi.

1619

Le prince de Condé est libéré. Il retrouve ses charges en Berry, gouverneur du Berry et capitaine de la Grosse tour de Bourges et la jouissance de son domaine de Châteauroux qui avait été élevé en duché-pairie en 1616.

1621

Dans la lutte d'influence en Berry entre le prince de Condé et Sully, c'est le premier qui l'emporta. Sully vend ses domaines de Montrond, Culan, le Châtelet, Orval et Villebon au prince de Condé pour 1200 000 livres. Condé ayant essayé d'obtenir du roi la confiscation de ces terres à son profit, ce que le roi refusa, il échangea les seigneuries de Villebon et Muret contre celle de Baugy. Finalement le prince de Condé préféra échanger les terres que possédait Sully en Berry contre des terres dont il avait la propriété.

1621

A la suite de la prise de Sancerre par le prince de Condé, des protestants conduits par un pasteur du nom de François Desfougères vinrent s'établir à Henrichemont. Un temple a dû être construit dans la ville à cette époque.

18 septembre 1634

Louis XIII donne à Sully le titre de maréchal de France, le récompensant de sa fidélité et de son zèle à prêcher la soumission au roi à ses coreligionnaires révoltés.

10 mai 1635

Le duc de Sully fixe définitivement l'hôtel des Monnaies qu'il a fait transporter de Boisbelle à Henrichemont.
Des lettres-patentes permettent à Pierre Frété, marchand à Lyon, et Claude Minard, bourgeois de Paris, de travailler à la fabrication des monnaies de Boisbelle et Henrichemont.
Un édit de novembre 1635 crée les officiers de cet établissement.
Ce droit de battre monnaie a été attaqué comme les autres franchises de la principauté mais il a été confirmé par le roi Louis XIII.

22 décembre 1641

Mort de Maximilien de Béthune, duc de Sully et prince de Boisbelle, à Villebon. Les titres et propriétés passeront à son petit-fils Maximilien III de Béthune. Celui-ci avait épousé une fille du chancelier Séguier. Il ne se préoccupa jamais de terminer l'oeuvre de son grand-père à Henrichemont.

1644

Promulgation des lettres royales donnant à Henrichemont le droit de frapper la monnaie.

1729

Avec la mort de Maximilien V de Béthune s'éteint la branche directe.

7 mars 1730

A la suite d'un procès entre deux déscendants de Maximilien de Béthune, le Conseil d'Etat valide le titre de duc et pair de France, prince de Boisbelle et Henrichemont, à Pierre-Louis-Maximilien VI de Béthune, à charge pour lui de rembourser à son oncle, armand de Béthune, comte d'Orval, le prix de la moitié des terres dont l'apanage lui était dévolu.

14 avril 1761

Mort de Armand-Antoine-Maximilien VII de Béthune, duc de Sully et prince de Boisbelle et Henrichemont. Les conflits judiciaires entre le prince et certains de ses sujets vont éloigner le prince de sa principauté. Son fils refusera de participer aux cérémonies publiques.

24 septembre 1766

Le roi Louis XV échange avec le prince de Boisbelle et d'Henrichemont le comté de Béthune, le comté de Montgommery en Normandie et le marquisat de Lens contre la principauté de Boisbelle-Henrichemont.
Elle est rattachée à l'élection (circonscription fiscale) de Bourges.

1770

Les habitants de la principauté apprennent qu'elle a été cédée au roi de France par le duc de Sully.

1 janvier 1771

On publie pour la première fois à Henrichemont, à la sortie de la messe, que les garçons doivent s'assembler devant l'hôtel de ville pour procéder à leur dénombrement et établir le service de milice.

1773

Un édit du roi Louis XV supprime les privilèges de la principauté d'Henrichemont et de Boisbelle.
A partir de la date de cet édit, les droits d'aides et de gabelle doivent être perçus et le sel vendu comme dans les autres greniers. Le directeur des gabelles de Bourges, escorté de quatre gabelous, la fait exécuter l'édit sur le champ.

1776

La seigneurie d'Henrichemont entre dans l'apanage du comte d'Artois, frère du roi Louis XVI.
Les habitants espèrent que le comte d'Artois rétabliera les droits anciens. Malheureusement ils seront deçus. Il s'ensuivra une centaine de procès pour faire valoir leurs droits qui ne seront terminés qu'en 1784.

1793

Les archives de la ville sont portés par un âne sur la grande place d'Henrichemont pour en faire un autodafé.

Intervenants

Conception
Architecture
Construction

Sites Internet pertinents

Publications pertinentes

  • Informations
    sur cette fiche
  • Structure-ID
    10045306
  • Publié(e) le:
    06.06.2009
  • Modifié(e) le:
    22.12.2018