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Hôtel des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem

Informations générales

Autre nom(s): Direction régionale des affaires culturelles de Midi-Pyrénées
Début des travaux: 1668
Achèvement: 1688
Etat: en service

Type de construction

Fonction / utilisation: usage d'origine:
Hôtel particulier
usage actuel:
Bâtiment institutionnel et administratif

Prix et distinctions

1990 classement  
1986 inscription  

Situation de l'ouvrage

Lieu: , , ,
Adresse: 32, Rue de la Dalbade
Coordonnées: 43° 35' 49.56" N    1° 26' 32.71" E
Montrer les coordonnées sur une carte

Informations techniques

Pour l'instant aucune donnée technique est disponible.

Chronologie

11ème siècle

Les Hospitaliers dont la devise est "Servir nos seigneurs les malades" occupent d'abord de manière illégitime l'église de la Dalbade.

1110

Les Hospitaliers doivent restituer l'église de la Dalbade mais obtiennent en contre partie la donation de l'église Saint-Rémésy et des terrains qui l'entourent situés à proximité.

1314

Ils obtiennent le transfert des biens des Templiers.

1315

Leur établissement de Toulouse devient un grand prieuré dont dépendent trente-cinq commanderies réparties dans le sud-ouest de la France.

24 mars 1530

Après la prise de Rhodes par Soliman le Magnifique en 1523 et une errance de sept ans, l'ordre des Hospitaliers reçoit de Charles-Quint l'île de Malte, dépendance de la Sicile, par un acte qui fait du grand maître de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem le prince de Malte.
Progressivement l'ordre prendra le nom d'ordre de Malte.

1668

Le grand prieur de Toulouse, Antoine de Robin-Graveson, entreprend de remplacer le prieuré médiéval par un palais ayant une façade prestigieuse conçu probablement par l'architecte Jean-Pierre Rivalz.

Entre le 28 août 1668
— et le 19 septembre 1668

Des baux à besogne sont signés avec des maîtress-maçons, charpentier, couvreur, tailleurs de pierre, maître-ferronnier, pour la démolition du bâtiment existant et la construction du nouveau.
Les actes sont passés par Philippe-Charles de Cambis, sieur de Montilhet, qui est le neveu de Paul Antoine de Robin-Graveson. Les fonctions de ce dernier, conseiller du roi en ses conseils d'Etat et privé, le retiennent à Paris.
Pierre-Charles de Cambis est chargé de la surveillance du chantier.

30 août 1668

Seule mention de Jean-Pierre Rivalz sur le bagne à besogne des tailleurs de pierre Philibert Chaillon et Jean Ayries sur lequel il est cité comme témoin.

22 octobre 1668

Les Oratariens de la Dalbade protestent par un acte public contre l'appui des murs sur la façade de l'église qui obstrue certaines baies.
L'affaire remonte jusqu'au Conseil Privé et aux requêtes de l'Hôtel du Roi à Paris.

3 juin 1671

Une transaction est passée entre les Oratariens de la Dalbade et les chevaliers de Malte.
L'accord stipule que les fenêtres ne doivent pas être bouchées. Pour ce faire, une cour intérieure est crée dans l'hôtel.
Les travaux de l'hôtel continuent pendant le litige.

19 avril 1672

L'accord est définitivement accepté par l'oeuvre de la Dalbade.

1674

Mort de Robin-Graveson à Malte.
La construction du bâtiment continue avec son successeur, François-Paul de Béon-Massès-Cazaux.
Le grand prieur s'était engagé en 1667 à verser chaque année 3000 livres jusqu'à la fin de la construction.

28 mai 1679

Un versement de 3000 livres pour la construction de l'hôtel est fait par le grand prieur.

27 mars 1680

Une description du corps de logis neuf est faite à l'occasion de la visite officielle.

2 décembre 1680
— et 3 décembre 1680

L'Assemblée provinciale décide de continuer la construction par les ailes méridionales et orientales de la cour.
Le grand prieur doit continuer à verser 3000 livres chaque année.

1684

Le grand prieur doit 6000 livres car il n'a pas fait les paiements des deux dernières années.

1688

Le bâtiment est terminé parce qu'une inscription indique dans une salle : "salle du grand Prieur F.P. de Béon 1673-1688".

1791

L'hôtel devient bien national. L'hôtel est alors divisé en lots pour être vendu, mais cette vente n'eut pas lieu.

1806

L'hôtel étant encore la propriété de l'Etat, il est affecté à la dotation de la Légion d'Honneur (Xème cohorte).

1809

L'hôtel est désaffecté.

1812

L'hôtel est vendu.

1813

La tour des archives est démolie avec des dépendances voisines.

1839

L'église Saint-Jean qui fait partie du grand prieuré est détruite à la suite de son acquisition par une association de marchands drapiers qui veulent y établir un entrepôt.

1840

L'association de marchands drapiers fait agrandir l'hôtel en prolongeant de cinq travées la façade sur la rue de la Dalbade, avec un retour le long de la rue Saint-Jean.

1877

Il est acheté par l'archevêque de Toulouse Julien Desprez [19 avril 1807-21 janvier 1895] pour l'Institut Catholique qu'il avait fondé.

25 mars 1903

Décret reconnaissant l'Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse créée par la Chambre de Commerce de Toulouse.
L'école s'installe dans l'hôtel.

1985

L'école s'installe dans de nouveaux locaux.

11 avril 1986

L'hôtel est acheté par l'Etat qui l'inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

25 octobre 1990

L'hôtel est classé Monument historique.

Il est dabord affecté à la Chambre régionale des Comptes et à la Caisse des Dépôts.

1996

Après une campagne de restauration sous la direction de l'architecte Jacques Munvez, l'hôtel devient le siège de la DRAC de Midi-Pyrénées.

Intervenants

Architecture

Sites Internet pertinents

Publications pertinentes

  • Informations
    sur cette fiche
  • Structure-ID
    20048811
  • Publié(e) le:
    24.10.2009
  • Modifié(e) le:
    27.05.2021