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Abbaye Saint-Pierre-Saint-Paul de Caunes-Minervois

Informations générales

Début des travaux: 11ème siècle
Achèvement: 12ème siècle
Etat: en service

Type de construction

Fonction / utilisation: usage d'origine:
Monastère
Matériau: Structure en maçonnerie
Style architectural: Roman

Situation de l'ouvrage

Lieu: , , ,
Adresse: place de l'église
Coordonnées: 43° 19' 33.75" N    2° 31' 37.50" E
Montrer les coordonnées sur une carte

Informations techniques

Pour l'instant aucune donnée technique est disponible.

Chronologie

775

Fondation de deux monastères:
- le premier à Caunes même, dédié à saint Pierre et saint Paul, sous l'autorité de l'abbé Daniel,
- le second près de Citou, dédié à saint Jean, sous l'autorité de l'abbé Anian.

ca. 780

Les deux abbayes, ainsi qu'une troisième consacrée à saint Laurent et se trouvant près de Chinian, sont réunies sous l'autorité de l'abbé Anian (qui n'a rien à voir avec saint Benoît d'Aniane). Le monastère principal a été fixé à Caunes.

791

Milon, comte de Narbonne, donne à Anian le territoire de Caunes appelé Villa Bufintis ou Busintis.

19 juillet 794

L'abbé Anian se place sous la protection de Charlemagne. Il obtient de lui la confirmation des biens du monastère.
A cette époque, Anian est en relation avec l'abbé Benoît d'Aniane, le futur saint Benoît d'Aniane qui va réformer l'ordre bénédictin, l'évêque d'Orléans et confident de Charlemagne, Théodulphe.

804

Magnariat, comte de Narbonne, et successeur de Milon, fixe les limites du domaine de l'abbaye.

entre 806 — et 820

Un 13 novembre, mais dans une année inconnue, l'église est consacrée.

817

L'empereur Louis le Pieux place l'abbaye de Caunes parmi les monastères qui ne doivent à l'empereur que des prières.

961

Raymond Ier, comte de Rouergue, lègue un de ses domaines à l'abbaye de Caunes.

982

Première mention des saints de Caunes: Amand, Luce, Alexandre et Audalde.

1005

Ermengaud, archevêque de Narbonne [977-1017/1019], lègue quelques pièces d'argenterie à l'abbaye.

1021

Election de Guillaume, ancien moine de Lagrasse, comme abbé de Caunes. Guifred, archevêque de Narbonne, la dénonce comme simoniaque. L'archevêque étant lui même simoniaque, cette accusation était peut-être sans aucun fondement. La validité de cette élection n'a été définitivement reconnue qu'en 1059.

ca. 1050

Construction la partie inférieure de l'abside de l'abbatiale, vers la fin du gouvernement de l'abbé Guillaume. Le style fait penser à celui de l'église de Saint-Martin-du-Canigou qui doit lui être antérieur.

11ème siècle

Construction de la nef.

1119

Une bulle du pape Gélase II [vers 1060-pape en 1118-1119] confirme les possessions de l'abbaye.

24 février 1138

Roger, comte de Carcassonne et de Razès, s'engage à ne pas faire la guerre à ses ennemis sur le territoire de l'abbaye de Caunes. Cette promesse est faite devant Pierre, abbé de Caunes, six de ses barons, Bernard de Canet, Isarn et Jourdain de Saissac, Pierre de Lauran, Bernard de Tremals, viguier de Carcassonne, et Guillaume Royer d'Arragon.

1195

Placé à l’origine sous la protection directe de l'empereur puis du roi, le monastère était passé aux mains des comtes de Barcelone avant de choir aux Trencavel, vicomtes de Carcassonne et de Razès, fiefs qu'ils tenaient du comte de Barcelone.
Raimond-Roger Trencavel [1185- vicomte en 1190-1229] décide de céder ses droits sur l'abbaye.
Raimond-Roger, orphelin à l'âge de 5 ans, avait été placé sous la tutelle de Bertrand de Saissac, cathare notoire. Sa tolérance pour la religion cathare va lui être fatale après le meurtre du légat du pape, Pierre de Castelnau, en 1208.

début 13ème siècle

Construction du portail et du porche. Mais certains chapiteaux sont des réemplois de chapiteaux historiés du 12ème siècle (Massacre des Innocents, Annonciation, Nativité).

1227

Pierre Isarn, évêque cathare du Carcassès est brûlé à Caunes.

à partir de 1236

Après la Croisade contre les Albigeois, l'abbaye a reçu une part des domaines confisqués aux hérétiques. Même si l'abbaye a dû souffrir des opérations de guerre, sa fin a vu le nombre de ses domaines augmenter.
Les quatorze moines de l'abbaye vont alors être pourvus de bénéfices. C'en est alors fini de la pauvreté des moines, et ils s'opposeront aux réformes de l'abbé Pierre Raymond.

Au cours du 12ème siècle

Construction du transept et des absidioles, avec une tour-clocher à chaque extrémité.

1274

Pierre, abbé de Caunes, rend hommage au roi entre les mains de Guillaume de Cohardon, sénéchal de Carcassonne, pour la ville et les fiefs qu'il tient de la couronne.

1346

L'abbaye est suffisamment riche pour avoir vingt-six profès et quatre prêtres séculiers célébrant la messe avec les moines.

14ème siècle

Reconstruction de la nef.

1362

Le pape Innocent VI [1282-pape en 1352-1362] soumet l'abbaye de Caunes à l'abbaye Saint-Victor de Marseille.

1376

L'abbaye décide d'envoyer deux religieux étudier à l'université.

1416

L'abbaye compte quinze religieux.

1467

La commende est définitivement établie. Les moines ne peuvent plus élire leur abbé. A partir de cette date, les deux tiers des revenus quittent l'abbaye. A partir de cette date le nombre des religieux va décroître.

1567

L'abbaye ne compte plus que sept moines.

1590

Le duc de Joyeuse s'empare de Caunes.

1591

Les moines échouent à faire abandonner la commende de l'abbaye.

début du 17ème siècle

L'abbé commendataire Jean d’Alibert, originaire de Caunes, s'eforce de rétablir la vie régulière. Il fait notamment restaurer les bâtiments monastiques et reconstruire le logis abbatial dans un plan d'une grande simplicité.

12 janvier 1659

Le prieur claustral Etienne de Maurel fait appel aux Bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur.

après 1664

Dès leur prise de possession de l'abbaye, les Mauristes décident de reconstruire le cloître. Pour éviter les infiltrations dues aux eaux de l'Argent-Double, ils décident de reconstruire le cloître 2,50 m au-dessus du niveau d'origine.

13 janvier 1664

La communauté se rend aux raisons des Mauristes "sans avoir égards aux frivoles oppositions de trois religieux".
L'Inventaire général des biens de l'abbaye montre le piteux état de celle-ci. Du cloître il ne reste plus que quelques arcades, le réfectoire est en ruine. Le seul local encore entretenu est la salle du chapitre.
Il ne reste plus que sept moines.
Heureusement les biens et revenus de l'abbaye, également répartis entre l'abbé commendataire et les moines sont considérables. Le Mémoire de l'Intendant Basville estime les biens à 100 000 livres donnant un revenu annuel de 10 000 livres. Au XVIIIème, on évalue les revenus annuels à 40 000 livres.

à partir de 1696

Reconstruction du grand corps de bâtiment abritant le réfectoire, les cuisines et les dortoirs aux étages.

1761

Un incendie détruit la salle d'audience et les archives.

ca. 1770

Voûtement de la nef de l'église.

1791

L'abbaye est vendue comme Bien national. L'église devient propriété de la commune.

Intervenants

Pour l'instant aucune information est disponible à propos des participants (personnes ou entreprises) dans ce projet.

Sites Internet pertinents

Publications pertinentes

  • Informations
    sur cette fiche
  • Structure-ID
    20045279
  • Publié(e) le:
    03.06.2009
  • Modifié(e) le:
    28.05.2021